BlueBretzel donne le ton
- 28 jan 2009
- Publié par Louis
- Publicité
TBWA MAP est une agence de publicité du groupe TBWA dont la spécialité est le Media Arts et la disruption, appliquées aux campagnes de communication intégrées pour ses clients (Absolut, Mini, BMW, etc.).


Alors que les plus grandes marques du luxe s’associent avec le
dernier artiste “Fashion” pour proposer une nouvelle collection, une
jeune marque de prêt à porter française se concentre sur la refonte
d’un patrimoine historique tendance. Grâce à un concept unique, la
spectro-colorimétrie, elle part à la recherche des plus grandes
légendes “en couleur” et habille hommes et femmes de notre siècle avec
la teinte exacte des yeux de Mona Lisa, la couleur du caviar de Beluga
Royal, la couleur de l’encre de chine, la couleur du sable de Hyams
Beach, ....
Un voyage à la fois minimaliste et baroque où toutes
les légendes du monde sont à préserver, le concept se voit renforcer
par une charte éthique irréprochable et activer par une campagne image
en presse, Internet, et PLV.



L’ENJEU : mobiliser l’opinion publique pour faire de
la prison un lieu de réintégration des prisonniers, plus qu’elle ne
l’est aujourd’hui.
LA DISRUPTION : proposer à chacun de parrainer virtuellement un prisonnier sur le site parrainage-prison.org et de demander que le parrainage soit rendu possible par la loi. Au-delà, proposer des solutions pour lutter contre les dysfonctionnements du système et montrer que la prison suscite l’intérêt.
Campagne presse
Les interviews :
Les rendez-vous du grand direct de l'Actu - Jean Marc Morandini - Europe 1 - 24/11/08
La prison est devenue dangereuse pour la société : elle fabrique de
plus en plus de récidives et réussit de moins en moins la réintégration.
Elle
est de plus en plus un « trou » où l’ont met à l’écart des délinquants
ou des criminels, de moins en moins le lieu où ils apprennent à
respecter la société.
En prison, la violence, le trafic et le crime font la loi plus encore qu’à l’extérieur.
A
des délinquants ou des criminels qui n’ont vécu que dans ce modèle, la
prison ne fait que confirmer que c’est le seul moyen pour eux de
réussir à s’en sortir. Pire encore, en prison ce système devient
officiel puisque c’est la justice qui en est responsable.
Ce constat
d’échec réitéré sans cesse ne suffit pas à enrayer l’aggravation de la
situation. Il est temps d’agir, parce que de la capacité de la prison à
réintégrer dépend la sécurité de chacun d’entre nous et de la santé de
notre société toute entière.
Agir, c’est ce que propose
l’association Ban Public à travers une campagne presse d’envergure
nationale à compter du 24 novembre.
La campagne met en scène les
douleurs indélébiles que provoque la prison, des douleurs qui attisent
les haines, le rejet de la société et empêchent la réintégration.
Elle
propose à chacun de demander à parrainer une personne incarcérée pour
l’aider, non pas financièrement, mais en s’impliquant auprès de lui à
différents niveaux :
• Soutien à la formation et aux études auxquelles il est aujourd’hui pratiquement impossible d’avoir accès en prison.
• Soutien à la famille souvent précarisée par l’incarcération d’un des parents.
•
Soutien tout court via des échanges (visites, courrier) indispensables
pour garder une vision positive et motivante de l’extérieur.
• Aide à la recherche d’emploi sur les derniers temps de l’incarcération.
• Aide à la recherche d’un logement avant la sortie.
Un
tel parrainage est aujourd’hui impossible. Il nécessite une réforme
dans le cadre de la future loi pénitentiaire que l’association Ban
Public compte requérir auprès du gouvernement en s’appuyant sur les
demandes qui pourront être remplies sur le site Internet de l’opération
: www.prison.eu.org
D’ici là, un « parrainage virtuel » est mis en place sur www.parrainage-prison.org
Pendant
une semaine les internautes pourront suivre un « prisonnier virtuel »
dans son univers carcéral et l’aider à se réintégrer en répondant à des
alertes mails ou SMS, sur le principe des « Tamagotchis ».
Derrière cette offre de parrainage, une double ambition :
D’abord
montrer à chacun l’intérêt qu’il peut y avoir à améliorer la prison et
à quel point le soutien d’une personne « insérée » dans la société peut
être déterminant pour réussir la réintégration d’une personne
incarcérée, c’est souvent là que la société devient un exemple à suivre.
Ensuite,
montrer que la prison mobilise l’opinion publique et qu’il est donc
possible de faire voter des moyens sans craindre l’opprobre, comme de
nombreux responsables politiques l’ont cru pendant des années et
continuent de le croire.
La campagne sera diffusée en presse
quotidienne régionale (PQR 66) du 24 au 30 Novembre 2008 à l’occasion
de la quinzième édition des Journées Nationales Prison.
A compter du 1er décembre 2008, Journée mondiale de lutte contre le Sida, TBWA-MAP a souhaité s’associer au SNEG association identitaire, acteur majeur de la prévention en France, en prise directe avec la réalité du terrain, pour une prise de parole dont le but est d’interpeller la communauté gay sur le relâchement de la prévention. Alors que la communauté gay se trouve aujourd’hui de plus en plus éclatée face à la multiplication des sous-groupes et la montée de l’individualisme, la campagne interroge sur ce qu’il reste du sentiment de responsabilité et de solidarité communautaires en en détournant l’emblème principal : le drapeau arc-en-ciel, qui devient pour cette campagne, un alignement de gélules multicolores symbolisant les traitements HIV.
Autour de ce visuel impactant et d’une question simple « notre fierté ? », TBWA-MAP et le SNEG lancent un appel au réveil des consciences et renvoient chacun à sa propre relation à l’homosexualité, à la communauté et à la prévention. En rappelant les chiffres de la relâche de la prévention (« 3 sur 10 d’entre nous ne se protègent pas régulièrement »), le SNEG veut ainsi mettre en garde contre la banalisation des pratiques non-protégées et la montée de la revendication du barebacking comme mode de sexualité. Car, même si l’on peut vivre aujourd’hui séropositif, cela n’est pas sans conséquence, psychologiques, physiologiques, professionnelles et sociales. Le Sida et un fléau générateur d’exclusion contre lequel plus que jamais il faut lutter et rappeler que le préservatif reste toujours le moyen le plus simple et le plus efficace de s’en protéger.
Un devoir d’information et de solidarité entre les générations de gays, que l’on soit séropositif ou séronégatif s’impose aujourd’hui à nous tous : 1 830 en 2005, 2 330 en 2006, 2 500 en 2007 ont découvert leur séropositivité. Nous qui avons été précurseurs dans ce combat, ne banalisons pas les maux et nos actes. Réassignons !
La campagne sera diffusée début décembre 2008 en presse, affichage, web et cartes postales dans tous les lieux de la vie gay à Paris et en Province y compris dans les lieux de « consommation du sexe » …