La logique d’atelier et de laboratoire est centrale : on crée des machins, des choses innommables (qui parfois le restent). À ce titre les ateliers de designers contemporains sont une source d’inspiration et d’énergie : Droog Design, Moooi, Bouroullec et l’atelier Van Lieshout. La Maison Martin Margiela par son approche egophobe et anticonventionnelle redéfinit le rôle du designer, du vêtement et de la marque.

Influencés par l’Art contemporain (démarches à la Wim Delvoye, Maurizio Cattelan, Damien Hirst, Rirkrit Tiravanija) et la logique contemporaine des ateliers d’artistes multimedia (Olafur Eliasson et Xavier Veilhan) : les formes nouvelles se créent à plusieurs, on invente les réseaux et les médias qui nous parleront demain, les artistes/réseaux/sociétés sont des marques et agissent consciemment comme telles.

La danse contemporaine et ses tableaux de plus en plus en prise avec un monde ou l’on repousse sans cesse les extrêmes, nous obligeant à toujours s’interroger à ce qui va bien pouvoir suivre (Sasha Waltz, Wim Vandekeybus, Anne Therese de Keersmaeker, Gilles Jobin et tant d’autres). Des spectacles jouant de l’intime et de l’universel tentant à tout mouvement de cerner le sens caché ou non de ce que nous faisons de nous.

Disrupter la disruption avec une logique quotidienne du bronze à la cire perdue : une fois qu’une idée devient une recette, il faut casser le moule et en recréer un nouveau.de peur de s’auto-copier. L’Art de la fugue et l’invention permanente des limites de notre métier.